Sa biographie

 

A 15 ans, Elisabeth quitte le lycée pour se consacrer à sa vocation d’artiste peintre. Elle se forme à l’atelier de Christian et Marie Clouet, à Paris, qui la considèrent comme l’une des plus douées de sa génération. Elle travaille et peint une œuvre chaque jour, elle dessine dans les cimetières, les chantiers de démolition. Puis elle part dès ses 17 ans peindre seule dans les Alpes, des paysages sur le motif. Elle revient à 22 ans faire les Beaux Art de Paris, où elle est l’élève de  Louis Nallard, avant de repartir peindre dans le Lot et Garonne. Son œuvre est alors fortement marquée par l’influence de la nouvelle école de Paris : elle expose au salon Réalités Nouvelles. Le philosophe Michel Serres lui consacrera un article dans la revue « Noise » de la galerie Maeght et le Fonds d’Art Contemporain de Toulouse fera l’acquisition d’une de ses œuvres.

De 1995 à 2013, elle réoriente son engagement vers les plus pauvres et les plus fragiles. Elle anime des ateliers artistiques dans les banlieues sensibles et au sein de lieux d’accueil et d’hébergement. Pendant près de 20 ans, elle met sa créativité au service de l’accompagnement social, notamment dans des lieux d’accueil d’urgence de personnes à la rue. Elle obtient le diplôme d’éducatrice spécialisée  puis un D.U d’art thérapeute. Elle développe une  conception très sensible et profonde du soin par la pratique artistique.

 

Riche de ces expériences fortes, elle revient à son œuvre en 2014 en partant à nouveau peindre en pleine campagne, cette fois dans la Creuse où elle développe une œuvre nouvelle et originale.

Sa personnalité

Elisabeth est silencieuse. Elle laisse volontiers à d’autres l’analyse, l’interprétation ou la traduction en mots de son œuvre. Sa peinture parle pour elle. Elle n’entre pas facilement dans la relation sauf lorsqu’elle rencontre une personne sans arrière-pensée, authentique et simple. Elle se métamorphose alors tout à coup dans la connivence.

Sa démarche artistique

Elisabeth peint comme une équilibriste, elle ne peut pas reproduire ce qu’elle a déjà peint. Elle accouche d’œuvres toujours nouvelles dont elle ne sait que peu de chose à l’avance. C’est dans une persévérance sans faille que ce travail d’engendrement a lieu. En travaillant chaque matin dans son atelier, l’harmonie se dégage d’elle-même et s’impose. Elisabeth peint sans aucun repenti, l’œuvre est réussie lorsqu’elle se revêt d’évidence, comme un être, vivant.

Elisabeth travaille par séries successives jusqu’à ce que le potentiel de chacune se soit exprimé jusqu’au bout. Alors elle change et redémarre une nouvelle aventure. Chaque série est une trouvaille différente des précédentes. Elle y suit une route et s’engage dans chacune des peintures d’une même série en prenant tous les risques. Ses pièces sont donc toutes singulières et uniques. Mais un fil les tient pourtant toutes ensemble, un style unique qui caractérise son œuvre.    

Son œuvre

L’œuvre d’Elisabeth Montrelay se situe au croisement de divers courants. Sa première période, dans les Alpes, a été marquée par une recherche de la lumière et des couleurs sur le motif d’une post impressionniste amoureuse de Monet, de Bonnard. Elle s’est ensuite enracinée dans la démarche picturale de l’école de Paris et, très inspirée d’artistes comme Nicolas De Staël, Bram Van Velde ou Alechinsky, y a puisé sa maitrise de l’abstraction, de la matière et de la force du geste. Pendant près de vingt ans, elle a ensuite été en compagnonnage avec les plus pauvres, grâce à son approche instinctive de la pratique artistique.

Aujourd’hui son œuvre est virtuose, par l’équilibre parfait des couleurs et des vibrations entre elles, la force du geste et de l’écriture et une composition sans faille. Elle s’offre avec une grande simplicité et une fraicheur d’expression qui ouvrent un accès direct à l’inconscient et à ses mystères.   

On y trouve les références, les traces de l’histoire de la peinture, sans que celles-ci n’enferment Elisabeth qui reste radicalement singulière, comme l’ont été avant elle les artistes qui ont marqué l’histoire. C’est ce qui en fait une artiste unique, féminine et puissante. 

Depuis 2014, Elisabeth s’est immergée dans la nature, en vivant isolée en pleine campagne de Creuse. Elle y découvre ce qui a inspiré les décors anciens peints pour les tapisseries d’Aubusson. Elle cherche en tâtonnant, une célébration nouvelle de l’harmonie du vivant à l’heure du naufrage de l'Anthropocène et du risque d’extinction de la mince couche de vie qui nous contient. Elisabeth disparaît en elle et nous invite à faire de même : elle laisse la place à l’espérance de la vie, à la joie quand même. Son œuvre est profondément spirituelle, elle nous place face à la question brulante que pose Bruno Latour : « Où suis-je ? ».

Voilà pourquoi l’œuvre d’Elisabeth est un don, elle est faite pour accompagner. Elle est lien et n’existe qu’en connivence avec celui ou celle qui l’accueille. Comme la nature, son œuvre est habitable, nourricière. Elle est populaire et accueillante. Elle rayonne, vivante sur le mur, appelle et change chaque jour. Vous changez ? Chaque jour ?  

 

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